Webinaire : comment préserver la santé des travailleurs pendant les vagues de chaleur ?
Replay du webinaire du jeudi 8 octobre 2026, organisé par l'équipe de Plus frais au travail.
Pourquoi regarder ce webinaire ?
Après un été 2026 marqué par des épisodes de chaleur exceptionnels, comment mieux comprendre les risques pour la santé des travailleurs et préparer les prochaines vagues de chaleur ?
Lors de ce webinaire, des experts de Santé publique France, un médecin du travail et un représentant d'ESARIS Industries ont partagé leurs connaissances et leurs expériences pour :
- Comprendre les conséquences sanitaires des fortes chaleurs et les enseignements de l'été 2026.
- Identifier les effets de la chaleur sur l'organisme, les signes d'alerte et les moyens de prévention.
- Découvrir des mesures concrètes mises en place en entreprise pour protéger les travailleurs.
Retrouvez le replay et les principaux enseignements des interventions.
💬 Vos questions, nos réponses
Nos intervenants ont également répondu à de nombreuses questions sur les risques liés à la chaleur, la santé au travail ou encore l'accès à l'eau fraîche.
Consulter les questions-réponses ↓
Les intervenants :
- Karine LAADI et Robin LAGARRIGUE, Direction Santé Travail, Santé Publique France
- Docteur Loïc JOUSSEAUME, Médecin du travail, AMIEM
- Zarko HAUSCHBERGER, Responsable Qualité, ESARIS Industries
- François BOISLEUX, ADEME et Gérard FLEURY, INRS
Les grandes séquences du webinaire
1. Chaleur et santé : quels enseignements tirer de l'été 2026 ?
Avec Robin Lagarrigue et Karine Laaidi (Santé publique France)
⏱️ 2'51 à 17'19
Robin Lagarrigue présente le bilan sanitaire des fortes chaleurs de l'été 2026 et les données disponibles sur les accidents du travail en lien possible avec la chaleur. Karine Laaidi revient sur les effets de la chaleur sur la santé, les personnes particulièrement vulnérables et l'influence de l'environnement sur les risques, notamment lorsque les expositions se cumulent au domicile, pendant les déplacements et sur le lieu de travail.
À retenir
- L'été 2026 a été le plus chaud enregistré en France hexagonale depuis 1900, avec 95 départements concernés par au moins un épisode de canicule.
- Entre 2020 et 2025, 46 accidents du travail mortels en lien possible avec la chaleur ont été recensés. La majorité sont survenus en dehors des périodes de canicule. Ces chiffres sous-estiment probablement l'ampleur du phénomène.
- La chaleur extrême peut présenter un risque pour tout le monde, y compris les adultes jeunes et en bonne santé. Les expositions au domicile, pendant les déplacements et sur le lieu de travail peuvent se cumuler.
Lorsque la chaleur devient vraiment intense, toutes les personnes peuvent être à risque, même un adulte jeune et en bonne santé.
- Épidémiologiste, chargée de projet climat et santé, Santé publique France
Des décès peuvent survenir en dehors des heures travaillées, mais dus à une exposition à la chaleur sur le lieu de travail.
- Chargé d'études scientifiques, Santé publique France
Pour aller plus loin
2. Travail à la chaleur : comprendre les risques pour mieux les prévenir
Avec le Docteur Loïc Jousseaume (Association Médicale Inter-Entreprises du Morbihan, AMIEM)
⏱️ 17'54 à 37'45
Comment notre organisme réagit-il à la chaleur et que se passe-t-il lorsque ses capacités d'adaptation sont dépassées ? Le Dr Loïc Jousseaume explique les mécanismes de régulation de la température corporelle et leurs conséquences sur la santé. Il souligne notamment les risques cardiovasculaires et la déshydratation, l'importance de reconnaître les premiers signes d'alerte et la nécessité d'adapter les conditions de travail.
À retenir
- La chaleur sollicite fortement le cœur. Pour évacuer l'excès de chaleur, les vaisseaux sanguins se dilatent et le rythme cardiaque augmente. La transpiration permet de refroidir l'organisme, mais son efficacité diminue lorsque l'air est très humide.
- La déshydratation peut rapidement affecter les capacités physiques et cognitives. Les pertes d'eau et de sels minéraux liées à la transpiration peuvent entraîner des difficultés de concentration, des troubles de la coordination et une diminution des capacités physiques. D'où l'importance de boire régulièrement, notamment lors des pauses.
- Le coup de chaleur est une urgence vitale qui nécessite d'agir immédiatement. Lorsque les capacités de régulation de l'organisme sont dépassées, la température corporelle peut augmenter dangereusement. Il faut appeler immédiatement les secours (15 ou 112) et commencer à refroidir la personne sans attendre leur arrivée. Les collègues présents jouent un rôle essentiel dans ces premiers gestes.
- La récupération est essentielle pendant les épisodes de chaleur. Lorsque les températures restent élevées, notamment la nuit, l'organisme peut avoir du mal à récupérer entre deux journées de travail. Le manque de sommeil et la déshydratation progressive accentuent les risques.
- La prévention repose aussi sur l'organisation du travail. Hydratation régulière, pauses dans des espaces frais, adaptation des tâches et des horaires : ces mesures doivent être anticipées et organisées par l'employeur, en tenant compte des conditions réelles de travail.
N'oubliez pas que nous avons vécu l'un des étés les plus frais du reste de notre vie.
- Médecin du travail, AMIEM Ploërmel
Pour aller plus loin
3. Face aux fortes chaleurs, comment ESARIS Industries adapte ses conditions de travail
Avec Zarko Hauschberger, responsable qualité chez ESARIS Industries
⏱️ 38'15 à 51'40
Sur son site industriel situé près de Strasbourg, ESARIS Industries doit composer avec un bâtiment ancien, peu isolé, et des procédés de fabrication qui dégagent de la chaleur. Face aux fortes chaleurs de l'été 2026, l'entreprise a déployé un plan canicule combinant adaptation de l'organisation du travail, mesures de protection des salariés et amélioration du bâtiment. Zarko Hauschberger présente les solutions mises en place, leurs résultats et leurs limites.
À retenir
- Un plan canicule gradué, intégré au Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels (DUERP). Trois niveaux de vigilance (jaune, orange et rouge) déclenchent des mesures adaptées : information des salariés, accès à l'eau fraîche, pauses supplémentaires, adaptation des tâches et des horaires, rotation des postes, voire arrêt de l'activité si la sécurité l'exige. Les mesures sont réévaluées quotidiennement.
- L'organisation du travail, un levier particulièrement apprécié des salariés. Le passage aux horaires du matin (5h-13h) est considéré comme l'une des mesures les plus efficaces sur le site. L'entreprise prévoit également des espaces rafraîchis, des pauses supplémentaires et une vigilance entre collègues pour repérer les signes de malaise.
- Des solutions techniques à adapter aux contraintes du site. L'entreprise a renoncé au rafraîchissement adiabatique, notamment en raison du bruit et de l'humidité générés. Elle utilise des brasseurs d'air et des accessoires rafraîchissants, tout en engageant des travaux : isolation de 620 m² de bardage en 2026 et projet de toiture avec membrane d'étanchéité réfléchissante en 2027.
- Une démarche à poursuivre et à évaluer. Les adaptations de l'organisation du travail réduisent l'exposition sans supprimer la chaleur dans les ateliers. ESARIS Industries prévoit d'évaluer les effets des mesures mises en place, de recueillir les retours des équipes et de réviser son plan canicule avant le 1er avril 2027.
L'organisation du travail permet de réduire l'exposition des salariés à la chaleur, sans supprimer la chaleur dans les ateliers.
- Responsable qualité du site ESARIS Illkirch
Pour aller plus loin
Vos questions, nos réponses
Retrouvez les réponses de nos intervenants aux questions posées lors du webinaire.
🌡️ Comprendre les risques liés à la chaleur
La thermolyse, c'est-à-dire l'évacuation de l'excès de chaleur par l'organisme pour maintenir sa température interne autour de 37 °C, repose notamment sur l'évaporation de la transpiration. Lorsque l'air est saturé en vapeur d'eau, l'évaporation des gouttes de sueur est ralentie, voire empêchée, ce qui limite la capacité du corps à se refroidir. C'est ce qui explique cette sensation de moiteur étouffante, ressentie dans les environnements tropicaux, comme la jungle, ou lors des épisodes de « temps lourd » en métropole.
La température extérieure ne suffit donc pas, à elle seule, à évaluer les risques liés à la chaleur, notamment lors d'une activité physique.
Pour évaluer la contrainte thermique au travail, la norme internationale ISO 7243 s'appuie sur l'indice WBGT (Wet Bulb Globe Temperature, ou température au thermomètre mouillé et de globe noir). Cet indice prend notamment en compte la température de l'air, l'humidité et le rayonnement thermique.
D'autres indices, comme l'Humidex utilisé au Canada, permettent également d'apprécier l'effet combiné de la température et de l'humidité sur la chaleur ressentie.
Les risques liés à la chaleur au travail ne se limitent pas aux périodes de canicule.
La majorité des accidents du travail mortels potentiellement liés à la chaleur, identifiés par la Direction générale du travail, surviennent lors de journées où les températures maximales sont élevées (le plus souvent supérieures à 35 °C), sans nécessairement correspondre à un épisode de canicule. Celui-ci se caractérise par des températures élevées, de jour comme de nuit, pendant plusieurs jours consécutifs.
Certaines situations de travail présentent par ailleurs des risques liés à la chaleur, même en dehors des épisodes caniculaires :
- Les environnements professionnels très chauds, comme les hauts fourneaux, les verreries ou certaines usines, exposent les travailleurs à un risque de déshydratation.
- Le port de combinaisons hermétiques, notamment sur les chantiers de désamiantage, peut entraîner une transpiration intense. Des pertes hydriques allant jusqu'à 3 % du poids du corps (soit 2 à 2,5 litres) ont été observées lors de rotations en tenue complète. Dès 1 % de perte hydrique, des difficultés de concentration, de motricité fine et de coordination des gestes peuvent apparaître. Le risque d'accident augmente alors avec la durée des rotations en combinaison.
- L'exposition directe au soleil, même lorsque les températures extérieures ne sont pas caniculaires, ajoute une charge thermique à celle produite par l'organisme et les efforts physiques. Elle peut ainsi entraîner une fatigue cardiovasculaire et une déshydratation comparables à celles observées lors d'une exposition à la chaleur en période de canicule.
Le risque d'accident lié à la chaleur doit donc être pris en compte même en dehors des épisodes de canicule, en fonction des conditions réelles de travail.
Oui, les mécanismes de thermorégulation présentent des différences entre les femmes et les hommes, pour deux raisons principales :
- Les cycles hormonaux : la transpiration est fortement influencée par les cycles menstruels, avec une élévation de la température interne d'environ 0,5 °C pendant la deuxième moitié du cycle. Les variations hormonales jouent également un rôle pendant la grossesse, la préménopause et la ménopause, notamment avec les bouffées de chaleur.
- Les différences de sudation : le volume de sueur produit est physiologiquement plus élevé chez les hommes et la transpiration se déclenche plus tôt. Chez les femmes, les seuils de déclenchement de la transpiration sont plus élevés.
De nombreuses études se penchent sur les différences de thermorégulation et mécanismes d’adaptation à la chaleur en fonction du genre, en particulier au travers des performances sportives.
Il faut distinguer les accidents du travail mortels potentiellement liés à la chaleur de la surmortalité observée dans la population générale lors des épisodes de canicule.
Les 46 décès recensés entre 2020 et 2025 correspondent à des accidents du travail mortels potentiellement liés à la chaleur, dont 43 concernaient des hommes. Cette surreprésentation masculine peut notamment s'expliquer par la répartition des métiers et des tâches entre les femmes et les hommes : certains secteurs particulièrement exposés à la chaleur, comme le bâtiment et les travaux publics, emploient majoritairement des hommes.
À l'inverse, les études épidémiologiques menées en population générale montrent un effet de la chaleur plus important sur la mortalité des femmes. Cette différence s'explique principalement par la structure démographique de la population : les femmes ayant une espérance de vie plus longue, elles sont davantage représentées parmi les personnes âgées, particulièrement vulnérables à la chaleur.
Ces deux constats ne sont donc pas contradictoires : ils concernent des populations et des situations d'exposition différentes.
🩺 Santé et sécurité au travail
Les changements brusques de température peuvent provoquer des difficultés d'adaptation pour l'organisme. Passer rapidement d'un environnement très chaud à un espace fortement climatisé, ou inversement, entraîne des réactions de vasoconstriction ou de vasodilatation qui peuvent notamment provoquer des malaises vagaux.
En période de forte chaleur, il n'est pas nécessaire de rechercher un écart de température très important pour ressentir une sensation de fraîcheur. Une baisse de 5 à 10 °C peut déjà apporter un soulagement. Pour une activité sédentaire, une température de 19 °C peut être inconfortable : mieux vaut rechercher une température de 23 à 25 °C.
Concernant les effets à long terme, le médecin du travail Loïc Jousseaume indique ne pas avoir connaissance de risques particuliers pour la santé liés aux passages répétés entre des environnements très chauds et des espaces climatisés.
Enfin, les risques liés au travail au froid peuvent être limités par le port de vêtements et de protections adaptés, une ventilation permettant d'éviter une humidité excessive et un nettoyage régulier des filtres et des conduits des systèmes de climatisation.
Effectivement, l’acclimatation à la chaleur joue un rôle essentiel dans certains métiers, par exemple chez les fondeurs. Le processus d’acclimatation prend 8 à 10 jours, à l’issue desquels la charge cardiaque diminue et la transpiration devient plus efficace.
D’une manière générale, les études en médecine du travail montrent une surreprésentation des travailleurs intérimaires dans les accidents du travail.
Dans un atelier industriel, les intérimaires peuvent être confrontés à une charge mentale liée à l’apprentissage, à une augmentation de la production de chaleur par l’organisme (gestes moins précis, inutiles ou moins économes en énergie) et peuvent ne pas toujours oser faire des pauses pour s’hydrater. Ces différents facteurs peuvent contribuer à augmenter le risque de malaise lié à la chaleur.
En l’absence de vêtements adaptés, les passages entre la cuisine et les chambres froides doivent être aussi courts que possible. L’organisation de la cuisine doit également permettre de limiter leur répétition.
Certains traitements médicamenteux, notamment ceux prescrits pour des problèmes cardiaques, peuvent favoriser les malaises vagaux lors de passages répétés du chaud au froid.
Enfin, un entretien et une ventilation adaptés doivent permettre d’éviter que les sols deviennent glissants en raison de la condensation.
💧 Hydratation et accès à l'eau fraîche
Pour préserver sa santé lorsqu'il fait chaud, il est essentiel de boire régulièrement. L'eau doit être fraîche, mais pas glacée : une eau trop froide peut notamment provoquer des crampes d'estomac. Le médecin du travail Loïc Jousseaume recommande une température autour de 12 à 13°C, en évitant de descendre sous 10°C ou de dépasser 18°C.
Sur le plan réglementaire, le Code du travail impose à l'employeur de mettre à disposition des travailleurs de l'eau potable et fraîche, sans fixer de température précise. En cas d'épisode de chaleur intense, l'employeur doit également prévoir un moyen de maintenir cette eau au frais tout au long de la journée de travail.
Le Code du travail impose à l'employeur de mettre à disposition des travailleurs de l'eau potable et fraîche, sans imposer de conditionnement particulier. Des fontaines à eau peuvent donc convenir, à condition de garantir un accès à une quantité suffisante d'eau fraîche, dans de bonnes conditions d'hygiène et à proximité des postes de travail. En cas d'épisode de chaleur intense, l'employeur doit également prévoir un moyen de maintenir l'eau au frais tout au long de la journée.
Chez ESARIS Industries, des fontaines à eau sont disponibles toute l'année dans les ateliers. En prévision des fortes chaleurs, l'entreprise commande également des bouteilles d'eau en grande quantité, livrées par palettes et mises à disposition des salariés sans limitation. Des réfrigérateurs leur permettent de choisir entre une eau fraîche ou à température ambiante. L'entreprise veille par ailleurs à ce que les équipes s'hydratent régulièrement.
Le Code du travail ne précise pas les modalités pratiques de mise à disposition d'eau fraîche pour les travailleurs itinérants.
Pour ces travailleurs, il est recommandé de prévoir des bouteilles d'eau et un moyen de les maintenir au frais (glacière, par exemple). En effet, l'expérience montre que l'eau chaude est moins consommée, ce qui peut conduire à une hydratation insuffisante, voire à des situations de déshydratation parfois dramatiques.
S'il n'est pas possible de maintenir l'eau fraîche durablement, un réapprovisionnement régulier en bouteilles d'eau fraîche ou en réfrigérants doit être organisé.
🏭 Retours d'expérience de l'entreprise ESARIS Industries
Chez ESARIS Industries, dans l'atelier concerné (deux équipes d'environ 10 personnes chacune), près de 50 % des salariés avaient signalé des malaises, principalement des maux de tête, dans le registre de l'infirmerie avant 2023.
Depuis la mise en place de rotations entre les postes et d'aménagements d'horaires, cette proportion est passée à 10 à 30 %.
Cette année, avec l'ajout de mesures complémentaires, notamment des accessoires rafraîchissants, aucun malaise n'a été déclaré.
Chez ESARIS Industries, le service qualité, sécurité, environnement (QSE) dispose de son propre budget annuel pour mettre en place des actions de sécurité et de prévention.
Ce budget prévisionnel est calculé chaque année et validé par la direction. L'attribution des fonds relève du responsable du service, dans un souci de transparence vis-à-vis de la direction.
Pour les projets plus importants, comme les travaux d'isolation ou de cool roofing, un budget d'investissement spécifique est soumis à la direction, puis fait l'objet d'une seconde validation par le comité de direction (CODIR).
Chez ESARIS Industries, la mise en œuvre du cool roofing n'a pas rencontré de contraintes particulières liées au plan local d'urbanisme (PLU) de l'Eurométropole.
Le passage d'une couverture sombre à une membrane blanche constitue toutefois une modification de l'aspect extérieur du bâtiment. À ce titre, une déclaration préalable de travaux est en principe nécessaire, conformément à l'article R. 421-17 du Code de l'urbanisme.
ESARIS Industries n'a pas bénéficié d'aides financières pour ses travaux de bardage extérieur, bien qu'une possibilité de financement ait été identifiée auprès de l'ADEME.
Le dispositif DECARB-FLASH 2025-2027 s'adresse notamment aux PME industrielles et soutient différents projets de décarbonation : récupération de chaleur, efficacité énergétique, électrification des procédés et isolation des bâtiments industriels.
Parmi les conditions d'éligibilité figurent notamment un budget de projet compris entre 100 000 € et 3 millions d'euros et la réalisation d'un audit énergétique de moins de quatre ans. Le taux d'aide varie selon la nature des actions, la taille de l'entreprise et sa localisation.
Consulter les conditions et les actions éligibles à DECARB-FLASH