Orange intègre le risque chaleur dans tous ses métiers


  • Secteur : télécommunications
  • Taille : 68 000 collaborateurs (en France) + les sous-traitants
  • Localisation : France
  • Activité : Commercialisation d'équipements et de services de télécommunication pour les particuliers, les professionnels et les entreprises : téléphonie fixe, téléphonie mobile, services sur internet, télévision, services de téléconférence, etc.
  • Conditions de travail : travail à l’extérieur sur les réseaux ou en souterrain, travail de bureau dans des bâtiments tertiaires, avec possibilité de télétravail partiel. Le parc immobilier est composé de bâtiments très hétérogènes (récents ou plus anciens), avec des niveaux de confort thermique variables.

Le déclencheur

Chez Orange, les situations d'exposition à la chaleur sont très variées. Les travailleurs peuvent être confrontés à de fortes chaleurs lors d'interventions sur les réseaux, chez les clients, sur un pylône, en chambre souterraine, lors de déplacements ou encore dans des bâtiments tertiaires.

Des mesures de prévention existaient déjà pour certains métiers. L'entrée en vigueur du décret du 27 mai 2025 a toutefois été l'occasion d'élargir cette démarche à l'ensemble des métiers et d'harmoniser les pratiques au niveau national.

Une note de cadrage commune a ainsi été élaborée et présentée aux organisations syndicales. Elle fixe les grands principes de prévention applicables à l'ensemble des salariés d'Orange en France et a permis d'intégrer le risque chaleur dans le document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP).

Le risque forte chaleur et le stress thermique vont s’amplifier dans les années qui viennent. C’est capital de passer de la gestion de crise à l’intégration de ce risque dans nos pratiques quotidiennes.

Corinne Murua

  • Directrice Opérationnelle de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT), Orange

Ce qui a été mis en place

Dès le niveau de vigilance orange, un processus de gestion de crise est activé. Une cellule analyse la situation et définit les mesures de prévention et d'information à mettre en œuvre auprès des salariés. Ce processus est également décliné en cas de vigilance rouge et, dans les DROM, de vigilance violette.

Informer et sensibiliser les salariés

  • Diffuser des briefs et des flashs sécurité tout au long de l'année, notamment au début de l'été sur les fortes chaleurs.
  • Mettre une information à disposition en permanence sur l'intranet de l'entreprise.

Adapter l'organisation du travail

  • Adapter les horaires de travail, avec la possibilité, sur la base du volontariat, de commencer la journée dès 6 h ou 7 h.

Adapter les bâtiments et les lieux de travail

  • Limiter la chaleur dans les bâtiments, grâce à la ventilation nocturne des sites non climatisés, à la mise à disposition de ventilateurs et/ou d'autres moyens de rafraîchissement, avec une température de consigne réglée à partir de 26°C.
  • À La Réunion, des solutions passives permettent de limiter l'échauffement des bâtiments : orientation du bâti, protections solaires, ventilation naturelle, brasseurs d'air, qualité de l'enveloppe du bâtiment et végétalisation.

Faciliter l'hydratation

  • Mettre de l'eau fraîche à disposition, ainsi que des thermos et des glacières dans les véhicules.

Tester et déployer des équipements adaptés

  • Tester les équipements de protection collective et individuelle avec plusieurs équipes avant de les référencer dans un catalogue mis à disposition des managers.
  • Aux Antilles, des tentes sont mises à disposition pour permettre aux collaborateurs de travailler à l'abri du soleil.
  • Proposer des vêtements de travail adaptés à la chaleur.
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Au-delà des mesures mises en place, Orange fait de la prévention des risques liés à la chaleur un sujet porté au plus haut niveau de l'entreprise. Les équipes RH formulent des recommandations auprès du COMEX pour accompagner cette démarche.

Rien ne justifie de mettre en danger le salarié pour des histoires d’économie. La santé des salariés n’a pas de prix.

Pascale Zozor

  • Responsable de projet RH, Orange

Les prochaines étapes

Mieux mesurer les impacts des risques climatiques

  • Mieux exploiter les données RH pour quantifier les impacts des risques climatiques : accidents du travail, absences…
  • Chiffrer les impacts humains et économiques en cas d’inaction.

Renforcer le dialogue avec les partenaires sociaux

  • Travailler davantage avec les partenaires sociaux.

Poursuivre l’adaptation du patrimoine immobilier

  • Poursuivre l’adaptation et la conception des bâtiments capables de limiter naturellement les surchauffes, en privilégiant des solutions passives.
  • Généraliser la gestion technique du bâtiment, en assurant un pilotage et un entretien optimisés.
  • Intégrer les aléas climatiques, dont les vagues de chaleur, dans les schémas directeurs immobiliers territoriaux.

🤝 Conseils entre pairs

  • Commencer par les métiers les plus exposés aux fortes chaleurs.
  • Prioriser les risques pour agir là où les besoins sont les plus importants.
  • Rester pragmatique, en déployant progressivement des solutions adaptées au terrain.

🟢 Les solutions mobilisées dans ce retour d’expérience :

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Voici les solutions mises en œuvre, détaillées dans des fiches dédiées.

1-Entreprise France entière Télécoms