🧵 Intervenir sur une machine lors d’une période de forte chaleur
Contexte
Un maçon de 56 ans, plus de 20 ans d’ancienneté, est intérimaire depuis plusieurs années. Sa dernière visite médicale date de trois ans dans une autre agence d’intérim.
Les horaires du chantier sont 8-12 heures et 13-17 heures pour les trois jours, journées avec alerte canicule niveau orange.
Le maçon est en charge de l’élévation d’un mur en aggloméré chez un particulier, d’environ 15 mètres de long sur 1,90 m de haut. Un deuxième maçon intérimaire est chargé de l’alimentation en agglomérés au poste d’aide-maçon.
Le chantier se déroule chez un particulier où il y a les deux intérimaires. Le point d’eau est le robinet extérieur du particulier.
Déroulé de l’accident
Le lundi, le maçon débute sa mission. Le mardi vers 15 heures, il se plaint de vertiges. Le deuxième intérimaire lui propose de se reposer et informe le conducteur de travaux. Le maçon quitte son poste vers 15 h 30 car il indique être très fatigué.
Le mercredi, le conducteur de travaux est présent au démarrage de la journée et s’informe de la capacité du maçon à réaliser sa journée de travail. Le maçon travaille jusque vers 16 heures. Il se plaint alors de malaises, de sensations de vertiges et peine à respirer. Il cherche à se relever à plusieurs reprises mais ne peut pas du fait de sa gêne respiratoire.
Comme la veille, son collègue lui propose de se reposer et contacte le conducteur de travaux puis l’agence d’intérim pour une déclaration d’accident vers 16 h 30. Le maçon tombe à plat ventre. L’aide-maçon ne peut le mettre sur le côté du fait de sa corpulence.
À 16 h 35, le conducteur de travaux arrive sur le chantier, retourne le salarié avec l’aide-maçon et appelle les secours. Les pompiers arrivent vers 16 h 50 et engagent les premiers secours.
À 17 h 15, le conducteur de travaux appelle l’agence d’intérim pour traiter d’informations administrative. L’état de santé du maçon se dégrade alors rapidement et celui-ci décède dans la demi-heure.
Suite donnée à l’accident
Contacté par l’inspection du travail, le médecin traitant du salarié s’est déclaré surpris que le maçon ait été toujours en activité au vu de ses antécédents médicaux.
NB : aucun des deux maçons n’étaient secouriste.