Les systèmes réflectifs
Les procédés réflectifs en toiture, appelée cool roof (toiture fraîche) visent à réduire l’absorption de chaleur solaire pour limiter le réchauffement des matériaux de toiture. Ils réduisent la température de surface et la chaleur transmise à l’intérieur du bâtiment.
Les systèmes réflectifs sont généralement de couleur claire et recouvrent des surfaces exposées au rayonnement solaire.
L’impact sur les besoins en rafraîchissement de ces procédés est fortement dépendant de l’usage du bâtiment et de sa conception.
Les systèmes réflectifs reposent sur :
La réflectivité solaire ou albédo
C'est la capacité à renvoyer la lumière du soleil plutôt qu’à l’absorber.
Un toit sombre absorbera le rayonnement solaire tandis qu’un toit de couleur claire renverra la lumière du soleil.
L’albédo d’un revêtement réfléchissant varie généralement entre 0,8 à 0,9.
L’émissivité thermique
C’est la capacité à réémettre sous forme de chaleur l’énergie absorbée ; plus elle est élevée, plus la toiture se refroidit rapidement au contact de l’air nocturne.
Les différents types de systèmes
Les membranes d’étanchéité de couleur claire (membranes bitumineuses, synthétiques, …)
- Elles sont couvertes par l’assurance décennale.
- Elles sont conformes à la réglementation incendie.
- Elles peuvent contribuer à l’isolation thermique lorsqu’un isolant est intégré à la membrane.
La surface de la membrane doit être entretenue pour qu’elle conserve sa couleur claire : poussières, feuilles peuvent diminuer la performance réflective de la membrane.
Les éléments de couverture thermo-réfléchissants plus spécifiques en outre-mer
Les peintures réflectives
- Elles sont appliquées sur le revêtement d’étanchéité. Il est nécessaire de s’assurer que leur application sur le revêtement d’étanchéité ne vienne pas dégrader la membrane qui assure l’étanchéité, la conformité de la toiture vis-à-vis du risque incendie et qu’elle reste couverte par l’assurance décennale.
- Leurs performances peuvent aussi varier au fil du temps en fonction de l’érosion et de l’encrassement de la peinture.
Une efficacité variable
La température intérieure (plafond ou de la face intérieure de la toiture) peut être réduite de quelques degrés. Les données varient selon leurs sources.
L’étude sur les impacts des procédés réflectifs pilotée par la Fédération Française du Bâtiment préconise ses systèmes pour les bâtiments dans les régions chaudes et pour les bâtiments dont les besoins de froid sont > à 30% des besoins totaux, à l’image des bâtiments commerciaux ou des bases logistiques à un seul niveau.
Les gains seront réduits si la toiture est isolée.
Appliquées sur des régions avec des besoins en chauffage importants (> à 75% des besoins totaux), elles entraînent une hausse des besoins en chauffage pendant la période froide ; le bilan énergétique annuel est alors défavorable !
Système réflectif ou isolation ?
Il est donc nécessaire de réaliser un bilan thermique global avant de poser la solution et de s’assurer que les apports solaires via la toiture sont les principaux responsables de l’apport de chaleur dans le bâtiment.
La mise en œuvre de ces systèmes doit être assurée par des entreprises d’étanchéité ou de couverture qualifiées.
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Sources
- Projet RENOPTIM, CSTB et USH (2023) (Ouvre une nouvelle fenêtre) Peintures réflectives | Fiche solution technologique pour le confort d’été
- FFB (2024) Synthèse Etude sur l’impact des procédés réflectifs
- AQC (2024) (Ouvre une nouvelle fenêtre) Toitures – « Cool roofing » : une technique séduisante à manier avec précaution
- Le site (Ouvre une nouvelle fenêtre) Adaptatville présente une page dédiée aux peintures réflectives
Mis à jour le 28 mai 2026